au revoir, jeanne moreau (1928 – 2017)

From Jules et Jim (Directed by François Truffaut, 1962), the song “Le Tourbillon”. The film was directed by François Truffaut and released on January 23, 1962. This song of Cyrus “Boris” Bassiak [aka Serge Rezvani] is interpreted by Catherine [Jeanne Moreau]. Albert on guitar, is none other than songwriter Bassiak / Rezvani. Other roles:
Jules [the short one with blond hair]: Oskar Werner
Jim [the tall one with white shirt]: Henri Serre

According to Wikipedia Rezvani actually wrote this song seven years before, in reference to the couple formed by Jeanne Moreau and his companion at the time, Jean-Louis Richard, who was also Serge’s best friend.

_
Elle avait des bagues à chaque doigt, (She had rings on every finger)
Des tas de bracelets autour des poignets, (A profusion of bracelets on her wrists)
Et puis elle chantait avec une voix (And she was singing with such a voice)
Qui sitôt m’enjôla. (That I was at once under her spell)

Elle avait des yeux, des yeux d’opale (She had eyes, eyes of opal)
Qui fascinaient, qui fascinaient, (That fascinated me)
Y avait l’ovale de son visage pâle, (And there was the oval of her pale face)
De femme fatale qui me fut fatale (bis). (That of a”femme fatale” who was fatal to me)

On s’est connus, on s’est reconnus, (We met, we met again)
On s’est perdus de vue, (We lost sight of each other)
on s’est reperdus de vue, (we again lost sight of each other)
On s’est retrouvés, (We found each other anew)
on s’est réchauffés, (We warmed each other)
Puis on s’est séparés. (And then we separated)

Chacun pour soi est reparti (We each went our own ways)
Dans le tourbillon de la vie; (In Life’s whirlpool of days)
Je l’ai revue un soir aïe aïe aïe! (One night I saw her again)
Ca fait déjà un fameux bail (bis). (It was such a long time again already)

Au son des banjos je l’ai reconnue, (To the sounds of banjos I recognized her)
Ce curieux sourire qui m’avait tant plu, (This mysterious smile that pleased me so much)
Sa voix si fatale, son beau visage pâle (Her voice so fatal, her beautiful pale face)
M’émurent plus que jamais. (Moved me more than ever)

Je me suis saoulé en l’écoutant, (I drank as I listened to her)
L’alcool fait oublier le temps, (Alcohol removes time’s sting)
Je me suis réveillé en sentant (I awoke as I felt)
Des baisers sur mon front brûlant (bis). (Her kisses on my burning brow)

On s’est connus, on s’est reconnus, (We met each other, we again met)
On s’est perdus de vue, on s’est reperdus de vue, (We lost each other, we lost each other anew)
On s’est retrouvés, on s’est séparés, (We found each other again, we separated)
Puis on s’est réchauffés. (And then, we warmed each other)

Chacun pour soi est reparti (We each went our own ways)
Dans le tourbillon de la vie; (In Life’s whirlpool of days)
Je l’ai revue un soir ah la la, (Again I saw her one night)
Elle est retombée dans mes bras (bis). (She fell in my arms anew)

Quand on s’est connus, (When two lovers met)
quand on s’est reconnus, (when they met again)
Pourquoi se perdre de vue, (Why losing sight of each other)
se reperdre de vue, (why losing each other again)
Quand on s’est retrouvés, (When they found each other)
quand on s’est réchauffés, (when they warmed each other)
Pourquoi se séparer? (Why go their separate ways?)

Alors tous deux on est repartis (Thus both of us resumed our ways)
Dans le tourbillon de la vie, (In Life’s whirlpool of days)
On a continué à tourner, (We continued to go round and round)
Tous les deux enlacés (ter). (Both together bound)
__

More Jeanne Moreau on Fleurmach here and here.

And this is a WONDERFUL interview, from 2002!

miles davis and jeanne moreau (1957)

From Miles Davis’s original album for the Louis Malle film Ascenseur Pour L’Echafaud. Recorded at Poste Parisien, Paris, France on December 4-5, 1957. Miles Davis (trumpet); Barney Wilen (tenor saxophone); Rene Urtreger (piano); Pierre Michelot (bass); Kenny Clarke (drums).

Miles Davis – Ascenseur pour l’échafaud – Lift to the Gallows (Full Album HERE.)

jeanne moreau – le blues indolent (1963)

Album: Jeanne Moreau chante 12 chansons de Cyrus Bassiak (1963). With footage from Tony Richardson’s Mademoiselle (1966).

Je suis indolente, mes yeux sont vagues, vagues, vagues
Et je balance mes hanches vaguement
Mes lèvres remuent, fardées de mots si vagues, vagues
Les passants hésitent en me croisant
Le temps maudit toujours les presse
Le vent si lent pour celle qui attend
Le temps me berce de paresse
Alors je chante sans fin ce vague chant

{Refrain:}
Les jeux de l’amour sont comme les jeux du hasard
Qui rêve de cœur souvent est servi de pique noir
Qui cherche un regard reçoit des rires moqueurs

Les hommes nonchalants me font des signes vagues, vagues
Et me frôlent de l’épaule vaguement
Une étreinte vague entre deux êtres vagues, vagues
C’est un peu renier le néant
Le temps maudit toujours nous presse
Le temps pourtant qui va si lentement
Le temps efface mes caresses
Alors je chante sans fin ce vague chant

{au Refrain}

Et je suis si triste quand les hommes vagues, vagues, vagues
Se reposent dans mes bras vaguement
Vaguement divaguent dans leur sommeil si vague, vague
Quand ils dorment, ils ressemblent aux enfants
Le temps maudit toujours m’oppresse
Le temps qui va son lent balancement
Le temps emporte ma tendresse
Alors je chante sans fin ce vague chant

After the jump, here’s a vaguely crappy semi-automatic translation of the lyrics. It’s a hard song to translate because of the pun on the French word “vague” – wave (the motion), wave (the gesture), vague (indeterminate)…
Continue reading